loading..
BUY TICKETS
Italiano  English  Francaise 
Villa Carlotta Villa Carlotta Villa Carlotta Villa Carlotta
Le Musée
> PREMIER ETAGE > DEUXIEME ETAGE
CARTE DU MUSÉE
Premier Étage 
Ce fut grâce au second propriétaire Giambattista Sommariva que la villa connut sa plus grande splendeur au XIXème siècle, s'enrichissant d'oeuvres d'art et devenant un véritable musée. Collectionneur d'art, Sommariva acheta la propriété de Tremezzo au début du XIXème siècle et la valorisa avec les chefs-d'oeuvre de Canova et de son célèbre atelier (Palamède, Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, Terpsichore, Madeleine Repentante), de Thorvaldsen avec sa monumentale frise, L'Entrée d'Alexandre le Grand dans Babylone et de Hayez avec Le dernier baiser de Roméo et Juliette, icône de la peinture romantique italienne, voici quelques-uns des chefs-d'oeuvre qui pendant plus de deux siècles ont fait de Villa Carlotta une destination obligatoire pour tous les intellectuels et qui encore aujourd'hui attirent de nombreux visiteurs.

Deuxième Étage
Vers la moitié du XIXème siècle, la propriété fut achetée par la princesse Marianne de Nassau et donnée à la fille Carlotta à l'occasion de ses noces avec Georges II, duc de Saxe-Meiningen. Au deuxième étage de la villa, on trouve encore aujourd'hui des meubles, des objets, tableaux, décorations illustrées, ce sont des témoignages du goût des deux époux. 

Quelques œuvres: 

Palamède, Antonio Canova
La sculpture représente Palamède, fils de Nauplios, roi de l'île d'Eubée, mythique inventeur du jeu des échecs, des dés et de quelques lettres de l'alphabet grec. Il a aussi découvert l'une des plus célèbres tromperies d'Ulysse. En effet, quand le roi d'Ithaque vit arriver sur son île Agamemnon, Ménélas et Palamède voulant le convaincre à partir pour Troie, il se fit passer pour fou se présentant en train de labourer avec le soc tiré par un bœuf et un âne et ensemençant des poignées de sel. Mais Palamède comprit la tromperie, il arracha le petit Télémaque des bras de Pénélope et le jeta devant la charrue, obligeant Ulysse à arrêter les animaux pour ne pas tuer son unique fils, prouvant ainsi qu'il n'était pas fou et donc d'être en mesure de partir en guerre. Ce dernier n'oublia jamais qu'il fut obligé de partir à cause de ce jeune homme et dès qu'il en eut l'occasion, il se vengea et Palamède fut injustement condamné à mort. Le portrait de ce héros, tombé en disgrâce à cause des calomnies d'Ulysse, devait offrir un sujet particulièrement captivant pour Sommariva qui, après avoir été destitué par le pouvoir politique qu'il avait jusqu'au début du XIXème siècle, voulut ainsi faire croire qu'il était victime des imbroglios de ses ennemis. Exposée dans le studio romain de Canova en 1805, après une inondation du Tibre, la statue tomba à terre et se cassa en plusieurs morceaux. Canova la restaura lui-même entre 1806 et 1808. Le déménagement à la villa de Tremezzo eut lieu en 1819. Elle fut installée dans la même pièce où elle se trouve aujourd'hui, avec des miroirs pour exalter sa perfection. 

Muse Terpsichore, Antonio Canova 
Dans la salle des Plâtres, on trouve la Muse Terpsichore d'Antonio Canova (1757-1822). Il s'agit d'un précieux modèle original en plâtre, un chef d'oeuvre pour son art plastique, surtout pour le drapé. En outre, cette sculpture porte encore intacts les repères (petits clous métalliques utilisés comme de véritables repères) qui permettaient aux assistants des ateliers, à l'aide d'instruments spéciaux, de transférer les mesures de la sculpture sur le bloc de marbre choisi et de l'ébaucher. 

Amour et Psyché, Adamo Tadolini 
Cette œuvre fut créée entre 1818 et 1820 par Adamo Tadolini. Il s'agit de la réplique de la sculpture originale commandée à Antonio Canova par le prince russe Yussupoff (aujourd'hui, elle se trouve au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg), que Canova lui-même avait donné à l'élève préféré Tadolini avec l'autorisation de faire autant de copies qu'il le souhaitait. A l'exception des ailes, elle provient d'un unique bloc de marbre de Carrare d'une grande beauté, la sculpture arriva à Tremezzo en 1834, où elle fut prise pour une oeuvre autographe de Canova à cause de la grande qualité de la réplique et devint une des plus célèbres icônes de sensualité et passion. 

Madeleine Repentante, de l'école d'Antonio Canova 
Dans une petite pièce, on trouve une copie contemporaine de Madeleine Repentante d'Antonio Canova, elle aussi propriété de Sommariva qui l'acheta en 1808 et l'installa au palais de Paris. Sommariva voulait que cette sculpture soit exposée dans la pénombre, dans une petite pièce avec une tapisserie de soie grise et illuminée par une lampe en albâtre pour faire ressortir sa sensualité. 

Le dernier baiser de Roméo et Juliette, Francesco Hayez 
Un des plus importants tableaux de Francesco Hayez (1791-1882). Il s'agit d'une peinture à l'huile sur toile de 1823, témoignage de la peinture romantique italienne. Le tableau s'inspire d'un des grands mythes littéraires, la célèbre tragédie shakespearienne des deux jeunes et malchanceux amants de Vérone. L'oeuvre fut commandée par Giovan Battista Sommariva en 1823. La scène se déroule de nuit dans la maison de Juliette, avec la jeune fille, de dos, qui enlace Roméo pour un dernier baiser, ce dernier se trouvant sur le balcon dans la lueur rosée de l'aube. Cette scène est caractérisée par une intéressante structure et l'expression chromatique, inspirée de la grande tradition vénitienne. 

L'Entrée d'Alexandre le Grand dans Babylone, Bertel Thorvaldsen 
Sous une grande et magnifique voûte dominant le Salon des Marbres se trouve une des œuvres les plus importantes de la collection. En effet, il est possible d'admirer cet imposant haut-relief, chef-d'oeuvre du sculpteur danois Bertel Thorvaldsen (1768-1844). L'oeuvre avait été réalisée dans une première version en stuc pour le palais du Quirinale à Rome, à l'occasion de la visite de Napoléon. Achevée en juin 1812, elle connut un tel succès que Bonaparte lui-même voulut une version en marbre pour le Panthéon de Paris. Cependant, les difficiles situations politiques bloquèrent la commande jusqu'à ce que Gian Battista Sommariva décida en 1818 de la relever. L'énorme bas-relief est composé de 33 dalles de marbe envoyées à Tremezzo entre 1818 et 1828 et représente l'entrée triomphale du condottiero du Royaume de Macédoine et de son armée accueilli par la population de Babylone. Prenant comme point de repère la porte centrale vers le jardin, on reconnaît Alexandre debout sur un char guidé par une victoire ailée, suivi de deux écuyers armés et puis l'impétueux cheval Bucéphale, l'armée jusqu'à un éléphant qui porte les trophées de guerre suivi d'un roi esclave. Les deux derniers personnages à l'extrémité de cette frise sont l'autoportrait de Thorvaldsen et un portrait de Sommariva. De l'autre côté de la frise, on aperçoit la Paix, portant une branche d'olivier, suivi de Mazzeo, satrape de Babylone et de ses enfants, puis par la population de Babylone, danseuses et sacerdotes, devins et pêcheurs, pasteurs et musiciens.

Virgile lit le sixième chant de l'Enéide, Jean-Baptiste Wicar 
La grande toile du peintre français Jean-Baptiste Wicar (1762-1834), Virgile lit le sixième chant de l'Enéide raconte une scène qui se déroule à Rome à la cour d'Auguste le 23 avant J.C.: Octavie, sœur de l'empereur, s'évanouit lorsqu'elle entend les vers évoquant la mort du fils Marcellus; Auguste fait taire Virgile, debout à gauche du tableau. A droite, on trouve Mécène et le général Agrippa, les portraits de Sommariva et de Napoléon. L'oeuvre fut commandée en 1818 grâce à l'intérêt de Canova et avant de rejoindre la villa à Tremezzo, elle connut un grand succès à l'exposition des Beaux-arts de Brera de 1821. 

L'Apothéose de Napoléon, Andrea Appiani 
Napoléon Bonaparte est le sujet des fresques enlevées puis installées au plafond et sur les murs de la salle d'Psyché ranimée par le baiser de l'Amour. Oeuvre d'Andrea Appiani (1754-1817), ce sont ce qui reste, après les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale, du cycle qui décorait depuis 1808 la salle du trône du Palais Royal de Milan. Sur le grand médaillon octogonal, l'Apothéose de Napoléon y est représentée, on voit l'empereur sur un imposant trône soutenu par quatre victoires ailées et entouré des signes zodiacaux et des Heures. Dans les quatre lunettes les vertus cardinales y sont représentées: la Prudence, avec un sphinx, un miroir et un sablier, la Justice avec le sceptre et le livre des lois, la Force d'âme avec le lion, le bouclier et le gourdin et enfin la Tempérance, accompagnée d'un Génie qui met de l'eau dans le vin. Dans cette salle, on trouve aussi une commode néoclassique de valeur, provenant du Palais Royal de Milan. Le meuble à deux tiroirs, en bois sculpté, vernis et doré fut créé vers 1776 par Giuseppe Maria Bonzanigo (1744-1870), dessiné par Piacenza et Rondoni. 

Camées 
Il s'agit d'une collection très rare de camées en plâtre, plus de 470 pièces, créée vers 1830 par le graveur romain Giovanni Liberotti. Une collection extraordinaire pour sa qualité et pour sa signification: en plus du nombre, de l'exceptionnel état de conservation des pièces encore dans leur coffret en bois original et de la qualité d'exécution, elle constitue un document très important pour l'histoire de la villa. En effet, la collection reproduit en miniature les chefs-d'oeuvre des musées les plus connus à cette époque, des Musées du Vatican et du Capitole de Rome aux Galeries de Florence, Naples et de Paris, y compris Villa Sommariva, aujourd'hui villa Carlotta, qui constituait autrefois un des lieux artistiques et culturels les plus importants d'Italie.

Gallérie
Les deux murs de l’antichambre abritent deux scènes mythologiques représentant La Rencontre entre Mercureet Vénus et La Bataille des Amazones, réalisées dans la seconde moitié du XIXe siècle.
N’oubliez pas de admirer la vue du balcon et après visitez la Gallérie, plus de 30 mètres de longueur, avec decorations en style néo-pompéien et pilastrers en plâtre.

Chambre de Carlotta
Cette chambre, de goût féminin est pour tradition attribuée à la jeune princesse Carlotta. Le mobilier, qui rappelle le goût du dernier XVIIIe siècle, remonte à la moitié du siècle suivant. Au-dessous de la table de toilette avec les céramiques
de Limoges, le Portrait de Carlotta, une gravure dérivée de la peinture de Samuel Diez (1851). A la droite, la statue en plâtre La Soie (deux enfants avec vers à soie dans les mains) de Ferdinand Mueller (1815-1881). 
A noter l’extraordinaire plafond en bois peint du XVIIIe siècle.

Salon de la Tapisserie
Le salon tire son nom de la grand tapisserie en laine et soie avec la Fête champêtre de François Var der Borght (environ 1740).

Le Salon Empire
Le mobilier, de production française, remonte à la seconde moitié du XIXe siècle et présente une ossature en bois de rouvre dallé en acajou rougeâtre avec des applications en bronze doré avec des fi gures mythologiques. Au centre, une
table marquetée de production lombarde, à la gauche, la Vénus d’Urbin, copie de la célèbre peinture de Titien, à la droite l’ébauche de la peinture de l’antichambre, la Rencontre entre Mercure et Venus; au centre le Portrait viril attribué à l’artiste allemand Franz von Lenbach (1836-1904) et l’Odalisque, chef-d’oeuvre de FrancescoHayez (environ 1860).


> DEUXIEME ETAGE